Oscar et le dame rose

Oscar, garçon de dix ans, séjourne à l'hôpital des enfants. Ni les médecins ni ses parents n'osent lui dire la vérité sur sa maladie. Seule Rose, femme à l'air bougon, venue livrer ses pizzas, communique avec lui sans détour. Pour le distraire, Rose propose un jeu à Oscar : faire comme si chaque journée comptait désormais pour dix ans. Elle lui offre ainsi une vie entière en quelques jours. Pour qu'il se confie davantage, elle lui suggère aussi d'écrire à Dieu. Dans ses lettres, Oscar avoue ses douleurs, ses inquiétudes, ses joies, son premier amour, le temps qui passe... Une amitié singulière naît entre Oscar et Rose. Tous deux sont loin d'imaginer à quel point cette complicité va bouleverser leur destin.

La femme au miroir d'eric emmanuel schmit

Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin.
Trois époques. Trois femmes : et si c’était la même ?
C’est à une véritable performance que se livrent Marianne Epin, Nathalie Hugo et Cachou Kirsch en incarnant avec une remarquable crédibilité des héroïnes séparées par le temps mais unies par une intime connivence.

Eh bien moi pardonnez-moi circonspect mais je n'aime pas beaucoup Eric Emmanuel-Schmitt!! Je ne parle pas de son écriture, mais en lisant "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" j'ai été assez choquer d'y trouver autant d'allusions (à "La vie devant soi" de Romain Gary / Emile Ajar. Et je ne suis évidemment pas la seule: en tapant leurs noms sur google, je suis tombée sur un site qui compare les deux ouvrages. En voici un échantillon:

Mohammed, dit Momo, est un jeune Arabe âgé de 14 ans recueilli par Madame Rosa, une ancienne prostituée juive lorsque sa mère l'a abandonné. Il lui voue une sorte d'amour inconditionnel. Amour qu'il partage également avec Monsieur Hamill, vieillard qui élève Momo dans les traditions du Coran. L'enfant abandonné se forge petit à petit une identité. La vie devant soi, Emile AJAR, 1956.

Moïse, dit Momo, est un jeune Juif qui vit seul avec un père absent qui finit par se suicider. Livré à lui-même et en quête d'identité, il rencontre Monsieur Ibrahim, l'Arabe de la rue Bleue qui noue avec lui de solides relations grand-père/petit-fils et lui apprend à faire ses premiers pas dans la vie. Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Eric-Emmanuel SCHMITT, 2001.

La ressemblance est tellement "grosse" que beaucoup ont parlé d'un hommage, pourtant EES ne le sous-entend nulle part, et pour moi le doute subsiste... mais bien sûr ça ne veut pas dire que ses livres sont mauvais!! rouge

Cela fait trois fois que j'essaie de regarder le filme et à chaque fois je m'endors avant la fin. Je voulais voir la jeune belge qui joue dedans car j'ai vu un article postulant cela mais le film est tellement lent que je m'endort avant la fin.Aujourd'hiu j'essaie pendant l'après midi.

Bonsoir,
Angebleu, ce que vous écrivez me frappe, en effet.
J'ai eu l'occasion tout récemment de revoir "La vie devant soi" en adaptation au théâtre (au théâtre "Le Public" à Bruxelles), et en y repensant, cela fait furieusement ressembler à "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran".
Pourtant, j'aime moi aussi E.E. Schmitt, "L'enfant de Noé" est bouleversant.
Marie a raison, ce genre de texte doit "parler" beaucoup aux adolescents confrontés à la multiculturalité ambiante.
Je pense qu'actuellement, tous les textes qui invitent à la tolérance religieuse et culturelle seront les bienvenus.
Bien à vous,
Jasmin

Vous trouvez que "La vie devant soi" est trop difficile pour un enfant, Marie? Je ne sais pas... Certains récits "pour enfants" sont beaucoup plus durs que cela, voyez "Le garçon au pyjama rayé" de John Boyne (à moins que vous parliez de la complexité de l'écriture?) Je ne dis pas que les livres d'EES soient mauvais en eux-mêmes, je trouve simplement qu'il aurait pu donner sa source... roll sourire

Ecouté la semaine dernière une émission radiophonique sur Dickens, dont on a fêté récemment le bicentenaire. Même si Dickens écrivait SUR des enfants, mais non nécessairement POUR des enfants, il peut être lu aussi bien par les jeunes lecteurs que par les lecteurs plus âgés; je trouve plus stimulant pour les enfants d'être confrontés à une lecture difficile, mais de bonne qualité, qui va éveiller sa curiosité, que de lui servir des choses trop simples ou trop "édulcorées", sous prétexte qu'ils ne comprendront pas... Par exemple, Marie, vous savez que les livres du "Club des 5" viennent d'être entièrement "liftés" pour plaire aux jeunes d'aujourd'hui? Exemple de changement parmi d'autres, mais significatif: exit le passé simple, tout est raconté au présent! Si ce n'est pas un nivellement par le bas... Cela dit Marie je suis à 100% d'accord avec vous, le plus important est de prendre goût à la lecture, et il y a suffisamment d'excellente littérature, à la fois bien écrite et riche en contenu, pour satisfaire nos têtes blondes sourire Les profs manquent parfois d'imagination...