La corrida a été interdite en Catalogne, pourtant l'Espagne est le berceau de cette tradition... a quand une interdiction générale??? Je comprend qu'il est important de préserver nos cultures, mais pourquoi faire soufrir une bête de cette façon, et comment peut-on aimer voir ça??? Je pense qu'on pourrais adapter la tradition pour la rendre moins cruelle...
Je ne comprend pas mais quelqu'un saura peut-être m'expliquer en quoi voir soufrir une bête comme ça est un beau spectacle???
Contre la corrida
Je suis tout à fait d'accord avec toi Diditte, ça montre bien encore une fois le bêtise et la méchanceté humaine
Oui VALY
et vous savez que chaque année en Espagne, dans le village de Villanueva, un âne est battue à mort dans la rue?? ça se passe le 24 février, c'est a dire dans 2 jours
"Villanueva de la Vera (Extramadura) : monté par le villageois le plus fort, l'âne traverse la ville en titubant sous les coups assenés par la foule hystérique, jusqu'à ce qu'il tombe. On lui allume alors des pétards dans les oreilles et on le matraque violemment."
comment peut-on agir ainsi, c'est encore pire que la corrida...
Eh, oui, Mesdames, voilà bien un sujet où votre sensibilité est mise à mal, n'est-ce pas ?
Oh, je ne dis pas cela avec ironie.. bien que ne pouvant être accusé de sensiblerie, je ne suis pas davantage attiré par ces massacres organisés.
J'ai trouvé cet extrait d'article paru sur le site du journal "Le Monde" (LEMONDE.FR avec AFP | 28.07.10 | 09h27 • Mis à jour le 28.07.10 | 13h46)
La Catalogne vote l'interdiction des corridas
(...)
UN COÛT SOCIAL ÉLEVÉ
Les défenseurs des corridas ont souligné à l'unisson les risques économiques liés à l'interdiction de ces festivités dans la région autonome, dont le coût pourrait, selon les estimations, atteindre 500 millions d'euros. L'indemnisation des travailleurs du secteur s'élèverait à elle seule à 400 millions d'euros. Un professeur d'économie de l'université de Barcelone, cité par El Mundo, estime quant à lui ce coût à 57 euros par Catalan, tout en soulignant que seules seize corridas ont eu lieu à Barcelone en 2008, bien moins que les trois cent quarante-trois corridas organisées à Madrid la même année. Le secteur taurin emploi quarante mille personnes à travers l'Espagne et génère plusieurs milliards d'euros de revenus chaque année.
L'argument culturel et identitaire est particulièrement mis en avant par les défenseurs de la tauromachie, avance El Pais : selon les aficionados, la corrida fait partie de l'identité catalane, elle y remplit une fonction sociale, et ses détracteurs ne le seraient que pour des raisons politiques, notamment dans une logique de confrontation au gouvernement fédéral. L'exécutif catalan a toutefois mis en garde contre toute récupération politique du débat : il a demandé que celui-ci "ne soit pas utilisé comme un élément de confrontation entre la Catalogne et le pouvoir central".
A l'inverse, les défenseurs des animaux se réjouissent de la possibilité de "contagion" de cette décision à d'autres régions. Citée par Publico, la présidente du Parti antitaurin contre la maltraitance des animaux (PACMA) considère que le succès de l'initiative populaire "pourrait encourager d'autres communautés autonomes". Pas sûr pour autant que le débat prenne dans d'autres régions espagnoles. Dans le Diario de Sevilla, l'exécutif andalou juge "impensable" l'interdiction de la tauromachie dans cette région du sud de l'Espagne.
"FACTEUR DE DÉSUNION"
Il n'empêche que le sentiment d'atteinte à l'intégrité de la province est palpable. Dans les pages d'El Mundo, l'écrivain catalan Pere Gimferrer considère que l'interdiction équivaut à une "agression culturelle" comparable à l'interdiction du carnaval durant le franquisme. Quant à El Juli et Enrique Ponce, deux des plus célèbres toreros espagnols, s'exprimant dans les colonnes du quotidien ABC, ils considèrent que cette interdiction, en plus d'attenter à la liberté, "fera triompher le nationalisme séparatiste, créera une rupture avec le pouvoir central, et sera un facteur de désunion entre les Espagnols".
Cette loi ne résout pas tout, note enfin El Pais, car elle laisse en suspens toutes les autres fêtes catalanes impliquant de mauvais traitements sur des animaux, et notamment celle des "correbous" (corretoros en espagnol), tradition qui consiste à encercler un taureau et à lui faire subir des sévices plus ou moins importants, mais sans que mort s'ensuive."
En résumé, il semblerait que certains Catalans se sentiraient moins catalans sans les corridas, et que des variantes "non mortelles" existent.. nous ne sommes pas sortis de l'auberge (espagnole
) !
HerrMajor
Le monde est fou et méchant Diditte,honte à tout les gens que cela amusent, j'espère qu'un jour ils vont ce rendrent compte de leurs méchanceté,mais j'en doute vraiment
L'article cité par HerrMajor résume bien la situation, mais il me semble qu'il y a encore un autre argument avancé par les pro corrida: sans cette manifestation, la race taurine du "toro bravo" serait vouée à la disparition, or aucune solution de rechange n'a été proposée a priori par les opposants à la corrida pour empêcher cela... Je ne suis pas fan de corrida moi-même, quand à regarder un âne se faire battre, trop peu pour moi merci, mais tous les enjeux de ce débat (y compris économiques, comme l'a montré HerrMajor) doivent être pris en compte si on veut éradiquer cette pratique... Il me semble que les maires français ont obtenu que la corrida soit inscrite au patrimoine culturel de la nation, ce qui la met d'office à l'abri d'une législation "à la catalane" dans leurs régions où la tauromachie est aussi extrêmement vivante... Le maire de Madrid a fait de même, d'ailleurs.
En 2011, le ministère français de la culture a classé officiellement la corrida au patrimoine immatériel français...
Le même ministère a déclaré qu'il ne fallait pas y voir une caution morale à l'égard de la corrida...
Comprenne qui pourra !
Elle est pourtant décriée par 70 % des Français.
Vous avez tout à fait raison. Mais tant qu'il y aura des spectateurs ce sera difficile d'arrêter. J'ai moi même été spectatrice en touriste, pas vous? C'est vraiment impressionnant comme folklore.
Mes Amis,
Mordious,
Je suis tout à fait d'accord, les animaux doivent être respectés !
Voici ce que j'ai trouvé en Catalogne concernant la corrida,
Au travail,chers Amis
HerrMajor
IBERE ESPACE
L'actualité espagnole commentée depuis Madrid par Elodie Cuzin.
Espagne : la Catalogne vote l'interdiction de la corrida
Elodie Cuzin
Journaliste
Publié le 27/07/2010 à 08h42
Le parlement régional catalan vient d'interdire la corrida au terme d'un débat auquel pro et antitauromachie français ont participé.
(De Madrid) Pour les Espagnols amateurs de films érotiques, le paradis s'est longtemps trouvé en France. Jusqu'à la mort de Franco, alors que la censure faisait rage en Espagne, les Catalans étaient particulièrement bien placés pour passer rapidement la frontière, parfois par cars entiers, et s'installer devant les grands écrans français.
Aujourd'hui, les amateurs de corrida s'inquiètent de voir bientôt un même exode passer les Pyrénées, mais cette fois à la recherche d'arènes.
Les députés catalans viennent en effet de se prononcer pour l'interdiction des corridas sur leur territoire, où seules les arènes de Barcelone étaient encore en activité. La décision a été votée par 68 voix pour et 55 contre et s'appliquera à partie du 1er janvier 2012.
Le débat a été animé et teinté de questions identitaires autant que de considérations sur la maltraitance des animaux. Pionnières, les îles Canaries ont ainsi interdit les corridas dès 1991, en créant bien moins de remous.
« J'ai voté contre l'interdiction car je crois en la liberté », a déclaré le président socialiste de la région, José Montilla, après le résultat du vote qui a été reçu par une ovation mais aussi quelques larmes, selon les médias présents.
Les socialistes catalans ont bénéficié de la liberté de vote, tout comme le parti majoritaire, les nationalistes modérés de CiU, sur une question qui divisait au sein même des principales formations.
« Au-delà de la tradition et de l'esthétique, c'est un être vivant avec un système nerveux que l'on tue sur l'arène », a déclaré à l'ouverture du débat Anna Mulà, membre de l'organisation Prou qui a forcé le débat au parlement catalan en rassemblant plus de 180 000 signatures dans une initiative législative populaire, rapporte El País.
Déjà vif ces derniers mois, le débat ne semble pas près de s'éteindre après le vote, notamment à cause de sa charge politique. A l'issue du vote, José Montilla a déclaré :
« J'attends que tout le monde fasse preuve de modération et de sens de la responsabilité. »
Des Français invités à débattre en Catalogne
C'est justement parce qu'ils craignaient que le débat se déplace vers la sphère politique et identitaire que les défenseurs des droits des animaux ont rapidement fait entrer la France dans les échanges. Les aficionados cherchant à démontrer que Catalans et corridas font bon ménage ont également sollicité avec appétit des opinions jugées plus « neutres ».
En France, on suit aussi le débat depuis des mois, en appréhendant ou anticipant avec joie, selon les convictions, l'impact que cette abolition pourrait avoir sur les arènes de l'Hexagone.
Le président du conseil général du département des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, le maire d'Arles et président de l'Union des villes taurines de France, Hervé Schiavetti, ainsi que le professeur français de philosophie, Francis Wolff, tous pro-corrida, ont ainsi été convoqués en mars à Barcelone pour participer au débat parlementaire décisif avant le vote.
La Fédération des luttes pour l'abolition des corridas (Flac) a elle aussi fait irruption dans la controverse espagnole en dévoilant qu'une pétition envoyée par une centaine d'élus français aux députés catalans pour leur demander de préserver la tradition taurine, et très médiatisée en Espagne, comprenait en fait les « signatures » de trois élus décédés.
Sa présidente, Isabel Marcoux, a été invitée à assister en personne au vote fatidique, mercredi.
« Pour nous, c'est un test », explique Thierry Hély, chargé de communication de la Flac. A la veille de la session plénière, il affirmait être « très confiant sur l'issue du vote » :
« On garde le champagne au frais. C'est un événement historique qui se prépare, le commencement de la fin, tout doucement. Après cinquante ans de mépris, nous sommes enfin proches d'une première victoire notable et concrète. »
Inquiétude chez les aficionados français
L'heure était moins à la fête, mardi soir, chez Bernard Raviglione, vice-président de l'association des aficionados de la ville de Céret (Adac), dans les Pyrénées-Orientales, non loin de la frontière espagnole. Même s'il ne pense pas que le futur de la corrida dans le reste de l'Espagne est en péril, il admettait alors son « impatience » teintée d'« inquiétude » avant le résultat du vote :
« Une part non négligeable du public dans nos arènes vient de Catalogne du Sud. La corrida, c'est aussi leur culture et ce n'est pas anodin qu'on les en prive. »
Il admet son désarroi devant un débat qui « a pris de telles proportions en Catalogne ».
L'Adac se garde d'ordinaire de se mêler de politique mais la tournure des événements chez ses voisins lui fait soupçonner que « la défense des animaux n'est ici qu'un prétexte » derrière des batailles politiques.
Nicolas Sarkozy à la rescousse de la corrida ?
Tous deux concordent en tout cas lorsqu'ils prévoient que le vote positif à Barcelone pourra aider les deux députées françaises, Geneviève Gaillard (PS) et Muriel Marland-Militello (UMP), qui tentent de faire interdire la corrida dans le Sud de la France, où elle est encore tolérée en vertu d'une « tradition locale ininterrompue ».
Réputé grand amateur de corridas en Espagne, Nicolas Sarkozy apparaît également dans le débat espagnol. Un matador catalan aujourd'hui âgé de 75 ans, Joaquín Bernadó, a ainsi déclaré peu avant le vote au quotidien El Mundo qu'il manquait en Espagne « le courage qui existe en France » chez les taurins :
« On y a remis en cause la “fiesta” il y a quelques années mais son Président a défendu ce spectacle. Pourquoi personne n'ose le faire ici ? »
► Mis à jour le 28/07/10 à 12h55. Ajout des réactions espagnoles après le vote.
► Mis à jour le 28/07/10 à 11h55. Actualisation avec l'ajout du vote de l'interdiction de la corrida.
ALLER PLUS LOIN
Sur midilibre.com
Pour défendre la corrida, les morts parlent, sur Midi Libre
Sur liberation.fr
Union sacrée contre la corrida, sur Libération
Sur rue89.com
Tous nos articles sur la corrida
SUPERGRANY oui sans doute, c'est un beau spectacle, mais le fait est qu'un animal est TORTURE et que la soufrance animale est interdite par la loi (exception faite pour la corida, justement
comme dit PYRAROSE comprenne qui pourra!!!!!!!) Pourquoi ne pas garder le spectacle en éliminant la violence??? Je n'aime pas non plus le rodéo vous savez, mais c'est déjà moins violent et l'animal ne meurt pas à la fin. Au Portugal ils pratique le "REJONEO" a cheval, si vous avez vu cela c'est splendide!!!!! Le cheval danse avec le taureau, mais les banderiles ne sont pas obligatoires....... je comprend qu'on ai envie de protéger ses traditions, mais les jeux du cirque ont disparu, on les a remplacé par autre chose, alors pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas adapter aussi la corida?

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