Burn out maternel

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Namur

Tabou, extrêmement culpabilisant, des mères qui n'en peuvent plus de leur rôle de mère et qui se retrouvent dans un état identique à celui de ceux et celles qui vivent un trop plein professionnel: envie de partir, sentiment que rien ne va aller mieux, qu'on ne peut plus supporter des enfants, la nervosité, l'angoisse et une extrême culpabilité. Il doit falloir beaucoup de courage pour pouvoir se dire. Trouver un équilibre, ce n'est pas que naturel. L'épuisement psychique c'est une vraie souffrance.

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Schaerbeek

Bonjour à tous,
Je comprends parfaitement cette situation pour l'avoir connue, surtout pour la mère,qui reste au foyer, celle qui vaque à ses tâches ménagères,dont l'importance des tâches est sous-estimée par son conjoint, alors à un moment arrive une crise existancielle,sert-on à quelque chose ? qu'elle est le sens de notre vie, cloitrée dans les mêmes tâches minutées.
Le burn out, ou syndrome d'épuisement professionnel, résulte d'un stress. Ses symptômes psychologiques et physiques se traduisent par une grande fatigue voire une dépression.http://www.journaldunet.com/management/efficacite-personnelle/burnout/
Amitiés et courage
TantePim

Ah oui...une crise existancielle ! Je vois ...c'est vrai que les femmes qui travaillent ont nettement plus de facilités circonspect

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Charleroi

Les femmes qui travaillent n'en sont pas protégées, je crois clien d�œil . C'est un peu comme une dépression post partum mais plus tard? Le fait de ne pas se sentir à la hauteur, de ne pas se sentir bien à sa place? Dans ces situations, je me demande si des mamans en arrivent à ne plus aimer leur enfant...enfin, avoir le sentiment de ne plus aimer son enfant?...

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Auderghem

Bonjour, tout le monde,
Mais bien sûr qu'on finit toutes un jour par en avoir ras-le-bol de nos enfants... ça dure cinq minutes, ou une journée, ou une semaine, surtout quand ils sont très petits, envahissants, épuisants... j'ai connu ça, mais je n'ai abandonné personne !! La maternité est comme un boulot, elle peut à certains moments provoquer beaucoup de questions, mais l'enjeu est tout différent, et la plupart du temps, la mère reprend le dessus sur la femme. N'empêche que la femme qui me dira sans ciller qu'elle n'en a jamais eu marre de ses enfants, je ne la croirai pas... et Dieu sait que j'aime les miens !
Amicalement,
ReineDiana

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Hauset

Je n'ai pas d'enfant mais j'imagine très bien que ce que vous dites est vrai mais parfois ce mal être mène à des gestes irréparables. Etre mère n'est pas "naturel", il y a véritablement des femmes qui ne développent jamais l'instinct maternel, d'autres qui dénient complètement leur grossesse. Quand le mal être mène à la maltraitance, même au crime, si on peut "comprendre" le processus qui y a mené, ça reste impardonnable et ça devrait être évitable...Comment détecter qu'une maman est sur le fil du geste irréparrable? Comment le sentir pour soi? Il doit falloir une force terrible pour oser aller se dire tel qu'on se vit dans ces moments! Je salue ces mères qui osent montrer leurs parts d'ombres, pour leur bien et surtout celui de leurs enfants!

Je crois que les psychologues peuvent aider beaucoup et surtout quand l'acte ultime effleure la pensée le tout c'est en parler surtout en parler

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Namur

Effectivement Jeanflon, effectivement Atchoumette. C'est là que les médias, à côté de l'audimat et du sensationnalisme peuvent jouer un rôle utile. Démystifier, permettre de se dire qu'il y a d'autres mères dans la même situation, et bien, ça peut peut-être aider à en parler et rendre les proches moins circonspects et plus compréhensifs!

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Auderghem

Salut, tout le monde,
J'ai été voir la pièce de théâtre "Les Fugueuses" au Théâtre des Galeries, à Bruxelles, récemment. C'est une pièce jouée par deux femmes, dont une incarne une mère de famille au bout du rouleau, qui quitte la maison juste après la fête des 18 ans de sa fille. Elle se retrouve à faire du stop au milieu de la nuit avec une autre femme qui fuit, elle, une maison de repos. Voilà une pièce qui évoque, du moins au début, le thème du burn out maternel. Oui, vous avez raison, il faut pouvoir dire et diffuser l'information selon laquelle les mères ne sont pas taillables et corvéables indéfiniment. Je pense que notre génération doit en parler avec les jeunes mamans, en toute franchise. Il faut cesser de renvoyer l'image de la "mère parfaite" qui serait le seul modèle possible. Etre mère peut parfois virer au cauchemar, nous avons toutes vécu cela. J'ai des souvenirs d'avoir été à bout de fatigue, d'inquiétude, de colère, selon l'âge des "chérubins". L'impression aussi parfois d'avoir été "dévorée vivante" dans mon rôle de mère et d'avoir disparu momentanément en tant que femme. Il faut le dire aux jeunes femmes, et leur apprendre qu'elles ne doivent pas s'en sentir coupables. Un accompagnement professionnel peut effectivements s'avérer utile, je l'ai fait à un moment donné, ça m'a aidée !
Amicalement,
ReineDiana