Un jardin, oui, mais bio !

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Vous êtes bio jusqu’au bout des doigts ou vous souhaitez simplement prendre soin de votre jardin en respectant l’environnement ? Voici quelques conseils pour transformer votre espace en un refuge fleuri, productif… et écologique !

Respectez la biodiversité du sol

Entre la plante et le sol s’effectuent des échanges nutritifs. Le sol n’est pas qu’un simple support pour la plante, c’est un lieu vivant. Les matières organiques, le compost, permettent non seulement de protéger et de fertiliser les sols, mais elles attirent également la faune et la flore. La faune : les vers de terre, les cloportes, les acariens... La flore : les bactéries, les champignons, les algues…

Attention au sol !

Évitez de marcher près des légumes afin de ne pas tasser la terre. Ne retournez pas systématiquement le sol : vous risqueriez d’endommager sa structure en mélangeant la terre superficielle aux couches souterraines.

Astuces pour les sols argileux :
- Quand la terre est trop humide, travaillez sur une planche de bois qui répartira uniformément votre poids.
- De temps en temps, la fourche est utile pour décompacter les blocs de terre et alléger le sol.

Tenez compte du pH du sol

Pour jardiner en respectant votre sol, vous devez connaître les éléments nutritifs qu’il renferme. Il vous sera donc nécessaire de déterminer son pH. L’échelle du pH va de 1 (très acide) à 14 (très alcalin) :
- Sol très acide (pH < 5) : les nutriments se dissolvent dans l’eau
- Sol très alcalin (pH> 8) : bloque les nutriments La majorité des plantes apprécient un sol neutre : pH entre 6 et 8. Les fruits préfèrent un pH de 6 et les légumes de 6,5-7.

Analysez votre pH : Dans divers endroits du jardin, prélevez avec des gants des échantillons de terre à 15 cm de profondeur. Ensuite, vous avez le choix :
- Le faire analyser par un laboratoire d’analyse du sol
- L’analyser vous-même. Les jardineries ou points de vente spécialisés proposent des pH-mètres et autres kits d’analyse du pH.

Diversifiez les plantes

Une grande variété de plantes dérange les parasites et les empêche de proliférer ! Les haies et les fossés sont des limites naturelles qui vous aideront à séparer et préserver les cultures.

Astuces : Préférez les plantes indigènes. Elles résistent bien mieux que celles qui proviennent d’un pays lointain ou de croisements multiples.

Contrôlez les mauvaises herbes...

Elles sont « bénéfiques » quand elles apportent nourriture et ombre aux petites créatures ou bien sur le compost, qu’elles enrichissent. Elles sont néfastes quand elles étouffent d’autres plantes, perturbent les récoltes ou accueillent des parasites.

Astuce : Pour nettoyer le sol, préférez des techniques naturelles : binage, désherbage manuel, paillis organique et rotation des cultures.

... et accueillez la faune

Rocailles, mares, plantes vivaces, haies, niches, carré de gazon non tondu... Prévoyez des refuges naturels pour abriter les faunes et lui permettre de se nourrir. Attention ! Les feux de déchet au jardin sont à proscrire car ils polluent leur environnement.

Veillez à une bonne gestion de l’eau

L’équilibre de votre jardin naturel dépendra également de la façon dont vous répartirez l’eau. Pensez à aménager des zones naturelles humides, des mares ou des étangs, prévoyez des systèmes de récupération d’eau de pluie et d’épuration par lagunage.

Le saviez-vous ? L’eau de pluie a pour avantages d’être plus douce que l’eau courante, et peu acide : son pH est relativement bas, ce qui la rend utilisable pour tout type de plantes.

Voir l’article « Jardiner sans pesticides, c’est possible ! ».