Rencontre avec une kinésiologue

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- Qui êtes-vous, Anne-Valérie Bribosia ?

Je suis kinésiologue depuis 5 ans. Je me suis formée à l’IBK (l’Institut Belge de Kinésiologie, à Rixensart). Je me suis toujours intéressée aux thérapies alternatives et aux approches innovantes du bien-être. J’ai un jour bénéficié d’une séance chez une kinésiologue, et j’ai trouvé cette méthode tellement pertinente que je suis allée me renseigner sur l’école.

Ma kinésiologue m’avait d’ailleurs encouragée à développer mon propre concept thérapeutique. Cet outil est d’autant plus crédible à mes yeux qu’il envisage la personne dans sa globalité, en intégrant les côtés mental, émotionnel, et physique. C’est vraiment une démarche holistique.

- Quel est l’impact de vos convictions sur votre vie ?

Au début ce n’était pas facile d’en parler, car les personnes non informées sur cette discipline sont parfois très réticentes. Mais la kinésiologie est de plus en plus connue, les gens s’y intéressent et posent des questions. Les conversations deviennent très riches car le monde s’ouvre davantage aux approches alternatives.

Personnellement, cela m’a permis d’élargir mes horizons et de prendre du recul par rapport à mon éducation et à la conception habituelle de la santé et du bien-être. La kinésiologie m’a aussi aidée à prendre conscience du formidable potentiel d’auto-guérison des personnes.

- Comment définissez-vous la kinésiologie ?

C’est un outil au service des personnes, principalement pour libérer le stress. Le stress est évidemment une notion très large, mais on s’accorde aujourd’hui pour reconnaître l’impact déterminant qu’il a sur le mal-être ou sur les états pathologiques. Une place importante est laissée aux techniques énergétiques, comme l’acupressure. Le corps est envisagé comme un outil de bio-feedback : sa manipulation permet de libérer le stress mémorisé au sein des cellules, même si la personne n’en a plus aucun souvenir conscient.

- Y a-t-il, dans votre trajet professionnel, un lien entre kinésiologie et nutrition ?

La nutrition a fait partie de mon cursus. J’ai suivi des cours de nutrition pendant 4 ans, et j’ai moi-même animé des cours en Alimentation Vive selon la méthode de Pol Grégoire. Il existe clairement des liens entre nutrition et kinésiologie. Avoir une bonne nutrition est un facteur essentiel dans la gestion du stress.

- A qui s’adresse cette discipline ?

Franchement, à tout le monde. Du bébé aux personnes âgées. Cela marche même sur les animaux ! Mais chaque personne a une porte d’entrée de prédilection. Certains ne seront pas à l’aise avec l’outil et préféreront une autre forme de thérapie, par exemple une psychothérapie basée sur la parole. Des personnes consultent pour un mal-être existentiel, d’autres pour des problèmes physiques comme eczéma, acouphènes, maux de ventre à répétition, tendinites, migraines, ou encore chez les enfants, pour des difficultés d’apprentissage… D’autres encore viennent pour améliorer leur performance dans la pratique d’un sport.

- Ressentez-vous votre travail comme une vocation ?

La kinésiologie correspond très bien à mon tempérament. Tout consiste à rendre le pouvoir aux gens sur eux-mêmes. Le kinésiologue est à l’opposé d’un gourou. Et franchement, je ne me vois pas du tout en gourou ! La kinésiologie me convient très bien.

- Quel est votre meilleur souvenir, en tant que thérapeute ?

J’en ai beaucoup. Une tendinite chronique guérie après une séance, un eczéma ravageant le visage d’une jeune fille qui est totalement parti après quelques semaines, sans cortisone ou quoi que ce soit d’autre, et bien d’autres exemples. Chaque séance est une aventure ou l’on déroule l’histoire de la personne. Tout ce qui sort, les liens qui se font, le processus est d’une beauté absolue. C’est vraiment très fort.

- Et quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

Sur le plan de mes connaissances, je souhaite aller plus loin dans la recherche des liens entre différentes approches et dimensions thérapeutiques. Cela se traduirait, au niveau de ma discipline, par une collaboration au sein d’une équipe multidisciplinaire. J’adorerais travailler dans un centre où je serais entourée d’autres personnes que j’estime et qui pratiqueraient d’autres approches, comme la réflexologie plantaire, la thérapie systémique, l’aromathérapie ou encore la nutrithérapie. Et même collaborer avec un médecin conventionnel !

P.-S.

Anne-Valérie Bribosia : av.bribosia@gmail.com 00.32.477.58.29.67