Quand les grands-parents ont un « chouchou » !

En parler sur le forum Imprimer Envoyer à un ami

Un compliment, une attention particulière : le principe du chouchou s’applique bien trop souvent au sein d’une même famille. Voici quelques conseils pour passer de bonnes vacances, en oubliant les pleurs, les rancoeurs, ou les crises de jalousie...

Eviter le dysfonctionnement familial

Il arrive que les parents répètent les relations vécues pendant leur enfance. S’ils ont été victimes d’insécurité dans le cadre familial, alors ils sont susceptibles de reproduire - même inconsciemment - cette appréhension sur leurs enfants. Or souvent, cette transposition n’a pas lieu d’être. Nous devons faire la part des choses et distinguer objectivement son propre cas de celui de ses enfants et admettre que les contextes sont différents.

Respecter les différents rôles qu’occupent grands-parents et parents

Il est conseillé au grand parent de freiner l’investissement excessif sur l’un de ses petits-enfants, au détriment des autres. Une trop grande proximité entraîne fatalement une relation privilégiée et un dysfonctionnement relationnel avec les frères et soeurs. Les parents doivent - avec tact - en parler au grand-parent et recadrer la situation le cas échéant.

Ne pas, pour autant, culpabiliser si l’on passe plus de temps avec tel enfant plutôt que tel autre

Si un grand-parent passe considérablement plus de temps avec l’un de ses petits-enfants, cela ne veut pas toujours dire qu’il exprime une préférence. La nature des relations intergénérationnelles s’exprime moins par la quantité que par la qualité du temps accordé. On dit souvent que l’amour ne se partage pas comme un gâteau, soit à parts égales. Pourtant, on remarque parfois un sentiment de culpabilité chez le grand-parent qui se sent observé. Accorder plus de temps à un petit-enfant ne signifie pas forcément qu’on le préfère, mais plutôt qu’on est à l’écoute des besoins de chacun. Et les parents doivent en saisir la nuance.

Rassurer les enfants qui se sentent lésés

Un cadeau en moins que son cousin ? Ce n’est pas la mer à boire ! Un présent ne témoigne pas toujours de l’amour qu’un grand-père ou qu’une grand-mère porte à un petit-enfant. Mais, il peut être associé à une forme d’insécurité : en tâchant de trop faire plaisir à celui à qui on l’offre, on tente peut-être d’acheter son amour. Expliquer ces subtilités à un enfant qui se sent rejeté ou mal-aimé est un bon moyen d’atténuer les tensions au sein de la famille.

A noter, une discrimination sexuelle s’observe parfois encore au sein d’une même famille. Cette tendance tire son origine de décennies passés où seuls les garçons pouvaient prétendre à quelques privilèges. Aussi les jeunes filles étaient-elles moins favorisées que les jeunes hommes. Même si ces mœurs d’un autre temps s’estompent, certaines familles fonctionnent encore sur ce registre... et il n’est pas inutile de s’en expliquer !