Paro, la peluche-robot de compagnie

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Paro est une peluche- robot spécialement conçue pour tenir compagnie aux personnes isolées et plus particulièrement aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Sa raison d’être est de tenir compagnie, tel un animal domestique, à son propriétaire et de rendre son quotidien plus agréable.

Une apparence de choix

C’est Takanori Shibata qui a lancé le projet Paro en 1993. Cette peluche-robot à l’aspect d’un bébé phoque, et est destinée à stimuler les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Son créateur, spécialiste d’électromagnétique, dit avoir tiré son inspiration des blanchons du Groenland car ce sont des êtres attachants et peu communs qui ne sont pas domestiqués. Shibata a prit le parti de donner l’aspect d’un phoque à sa peluche parce qu’il pensait qu’une peluche à l’effigie d’un animal domestique décevrait son propriétaire de par son comportement robotique. Le but de Paro ? Tenir compagnie et redonner le sourire.

Une technologie bien rodée

Paro fait 60cm de long pour 2,5kg. Il fonctionne grâce à 7 moteurs qui animent l’ensemble de son corps. Il possède 12 capteurs qui lui permettent d’interagir avec son propriétaire et son environnement. 3 microphones et un logiciel de reconnaissance vocale y sont aussi intégrés pour que Paro réagisse à son nom. Tout ces éléments permettent à la peluche de « prendre vie » ; En l’occurrence, elle émet différents sons et se blottit contre son propriétaire pour dormir lorsqu’il la caresse.

Un dispositif efficace

Natalie Gavard, directrice adjointe d’une maison de retraite, à intégré Paro à son établissement et affirme que son arrivée à changé le comportement des habitants. Les pensionnaires échangent plus entre eux et avec le personnel. Paro leur redonne manifestement le sourire et les aide à gérer leurs angoisses et (ou) leurs crises.

Une avancée technologique qui permet d’améliorer le quotidien de nombreuses personnes. Paro a l’air si attachant qu’on ne peut qu’avoir envie de le câliner.

Source photo : Motonari Tagawa for The Toronto Star