Les seniors et les addictions

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« La drogue, c’est un problème de jeunes ! », pense-t-on souvent...

Et pourtant l’OFDT tire la sonnette d’alarme : en un peu moins de 20 ans, le nombre de seniors dépendants à l’une ou l’autre drogue aura doublé en Europe.

Mais qu’entend-on par dépendance ? Et que peut-on faire pour ne pas tomber dans le cercle infernal des addictions ? Fiftytoo fait le point.

Les seniors et les addictions

En Europe, le vieillissement de la population est assez marqué. En effet, plus de 25% d’entre nous aura atteint l’âge de 65 ans en 2028. La question des assuétudes évolue donc en parallèle, et suit, notamment, la génération des baby-boomers qui arrivent tout doucement à l’âge de la retraite.

Quels produits ?

S’il est vrai que la consommation de produits illicites reste plus importante chez les jeunes, on a cependant pu noter ces dernières années une augmentation de la consommation par les seniors.

Les produits les plus appréciés par les seniors restent en grande majorité les produits licites, peut-être parce que leur usage est plus acceptable socialement, voire parfois encouragé... Ainsi, la cigarette et l’alcool, surtout chez les hommes, et les médicaments psychotropes, essentiellement chez les femmes, sont en tête de liste des produits à risques pour les seniors.

Qui est touché ?

Les facteurs de risque de basculer vers une dépendance sont les problèmes sociaux (financiers), psychologiques (dépression) et physiques (troubles médicaux douloureux). Contrairement aux idées reçues, il semblerait que les dépendances soient plus présentes chez les seniors ayant un diplôme élevé. Les dépendances relevées chez les seniors sont bien entendu souvent présentes chez les personnes qui étaient déjà dépendantes auparavant.

Cependant, une autre donnée inquiète : de plus en plus de personnes, à l’âge de la retraite, se sentent mal dans leur peau et vont, par la consommation de produits, tenter de combler leur ennui, rechercher du plaisir et de nouvelles relations sociales.

« J’aime bien boire un verre, mais je ne suis pas dépendant », « Je m’arrête quand je veux », « Ces médicaments, c’est mon médecin qui me les a prescrits »… sont des phrases que l’on entend souvent, et qui ne sont malheureusement pas toujours rassurantes. En effet, il est très difficile pour une personne d’accepter l’idée d’être dépendante.

Et moi, où est-ce que je me situe ?

Voici quelques questions à vous poser afin de faire le point sur votre consommation.

Ce questionnaire a été élaboré pour évaluer sa dépendance à tous les types de produits, qu’ils soient licites (alcool, médicaments, jeux…) ou illicites (drogues douces et drogues dures). Nous avons donc choisi d’utiliser le terme « produit », que vous adapterez à celui qui est le vôtre.

- Vous arrive-t-il de consommer le produit seul(e) ?

- Avez-vous déjà substitué un produit ou médicament à un autre en pensant que votre problème était lié à une drogue en particulier ?

- Avez-vous déjà menti ou exagéré sur votre situation pour obtenir une ordonnance ?

- Consommez-vous régulièrement le produit au réveil et au coucher ?

-Avez-vous déjà pris un produit pour surmonter les effets d’un autre ?

- Évitez-vous les gens qui n’approuvent pas votre consommation ?

- Avez-vous déjà menti sur la quantité que vous consommiez ?

- Est-ce que l’achat de produit passe avant le reste ?

- Avez-vous déjà essayé d’arrêter ou de contrôler votre consommation ?

- Est-ce que votre consommation affecte votre sommeil ? Votre appétit ?

- Est-ce que l’idée de manquer du produit vous fait peur ?

- Pensez-vous qu’il vous est impossible de vivre sans ce produit ?

- Le produit rend-il votre vie familiale malheureuse ?

- Avez-vous déjà pensé que, sans ce produit, vous n’arriveriez pas à avoir de relations sociales ou ne pourriez pas vous amuser ?

- Vous sentez-vous coupable, honteux, ou sur la défensive à propos de votre consommation ?

- Pensez-vous beaucoup à ce produit ?

- Votre consommation a-t-elle affecté vos relations sexuelles ?

- Avez-vous déjà consommé ce produit en période de troubles émotifs ou de stress ?

- Continuez-vous à consommer malgré les conséquences négatives ?

- Pensez-vous avoir un problème de dépendance ?

Si vous avez répondu « oui » à plusieurs de ces questions, il est possible que vous rencontriez un problème de dépendance, cependant nous vous invitons à en parler à votre médecin et à prendre contact avec l’une des associations renseignées ci-dessous, afin d’aller plus loin. N’hésitez pas à vous faire accompagner par une personne en qui vous avez confiance !

P.-S.

Besoin d’aide ?

www.alcooliquesanonymes.be http://vivresansalcool.over-blog.com/

www.na-belgium.org

http://www.cliniquedujeu.be/pathologie/

LE PELICAN ASBL, 230, Bd Emile Bockstael, 1020 BRUXELLES. http://www.lepelican-asbl.be/

Centre ALFA, asbl, Centre de santé mentale spécialisé dans le traitement et la prévention des assuétudes, de l’alcoolisme et des toxicomanies. Traitement du jeu compulsif. 17, rue de la Madeleine, 4000 LIEGE
http://www.centrealfa.be/

SESAME asbl Rue de Bruxelles 18 5000 Namur, Belgium http://www.asblsesame.com/