Les 10 crus du Beaujolais

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Le Beaujolais dégage un terroir riche, avec un sous-sol granitique et un sol tantôt manganèse, tantôt argilocalcaire. Une terre friable qui pousse les ceps gamay à aller puiser leurs minéraux à plusieurs mètres de profondeur. Les crus du Beaujolais sont au nombre de 10 : facile à retenir ! Mais connaissez-vous chacun de ces crus ? C’est ce que nous vous proposons de tester !

Le Morgon

Vin de garde, il peut-être conservé jusqu’à 10 ans. Egalement charnu, il avoisine les 13% d’alcool. Son cépage gamay noir élevé sur une terre friable lui donne des arômes de pêches, voir parfois de fruits rouges. Il sera très apprécié avec des viandes rouges, des viandes en sauce, des gibiers ou avec un fromage corsé.

Le Juliénas

Juliénas tiendrait son nom de Jules César. Point de départ de la culture de la vigne dans le Beaujolais, le Juliénas aurait plus de deux mille ans. Ce cru est réputé grâce aux articles du Canard Enchaîné qui, dans la période de l’après-guerre, lui ont attribué le titre de "cru des journalistes". Depuis, le Juliénas symbolise le Beaujolais à Paris.

Le Fleurie

Le plus féminin des crus du Beaujolais. Le seul, avec le côte de Brouilly et le Moulin à vent, à ne pas porter le nom d’un village. Avec ses arômes d’iris et de violette, le Fleurie porte bien son nom. Fleurie abritent les belles pentes douces de la colline de la Madone, symbole du Cru. Son sol est essentiellement composé d’arènes granitiques. Il peut se conserver jusqu’à 7 ans.

Le Brouilly

C’est le cru le plus au sud du Beaujolais. La vinification traditionnelle est l’élevage en foudres bois pendant 10 mois avant la mise en bouteille. Vous pouvez trouver le Brouilly en version non filtrée, avec le risque d’un léger dépôt. Mais cela n’enlève en rien l’équilibre de ses tannins. Un délice avec les charcuteries !

Le côte de Brouilly

Un des crus les plus exportés, il participe à la bonne réputation du Beaujolais à l’étranger. Le côte de Brouilly est encerclé par le terroir Brouilly. Sa terre particulièrement pentue fait la richesse de son vin. Optez pour le millésime 2006 !

Le Chiroubles

C’est le plus haut perché des crus du Beaujolais ! Certaines vignes culminent à 450 mètres de hauteur. Sa garde : 2 à 5 ans selon le millésime. Servez-le entre 8 et 10° pour l’apprécier, c’est un vin qui nécessite plus de fraîcheur que les autres crus. Vous pourrez le déguster avec des saucisses grillées, des viandes blanches, des charcuteries fines…

Le Moulin à vent

Dégusté jeune, il évoque la fleur et le fruit, avec une dominante de violette et de cerise. Avec les années, les parfums d’iris, de roses fanées, d’épices, de fruits mûrs peuvent apparaître. Tanniques et charnus, subtilement épicés, les Moulins à vent sont généralement caractérisés par une longueur en bouche. Tout comme les Morgons, ils se conservent jusqu’à dix ans, en fonction des millésimes.

Le Chénas

Le plus rare des crus du Beaujolais ! Il s’affirme comme un vin de garde généreux, tendre en bouche et se distingue par sa finesse et sa complexité aromatique. La légende raconte qu’à la place des vignes poussait autrefois une immense forêt de chêne.

Le Saint-amour

Un vin souple en bouche avec des arômes de fruits rouges. Associé à des grillades ou à un gratin de queues d’écrevisses l’accord sera parfait. Il peut se garder cinq à six ans.

Le Régnié

Ce cru se garde moins que ses confrères, entre 3 à 5 ans. Vin plus fruité que tannique, il est idéalement servi entre 12 et 13°. A apprécier avec une entrée chaude à la crème, des crudités, un rôti de porc, des terrines ou des viandes blanches.