Le syndrome du voyageur

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Découvrir de nouveaux visages, de nouvelles cultures, de nouveaux paysages... voilà autant de raisons qui nous font aimer les voyages ! Dans certains cas cependant, le voyage et ce qui l’accompagne sont source de profondes angoisses.

Ce choc culturel, généralement appelé "syndrome du voyageur", se décline sous plusieurs formes : syndrome de Stendhal, syndrome de Paris ou encore syndrome de Jérusalem.

Le syndrome du voyageur

Caractérisé par un problème d’adaptation à un nouveau lieu, le syndrome du voyageur, ou trouble du voyage est une maladie psychosomatique causée par une perte de repères.

Il cause chez les personnes qui en souffrent des troubles du comportement dont la gravité est très variable. Dans certains cas, le voyageur deviendra extrêmement critique et agressif à l’égard du lieu où il se trouve. Dans d’autres cas plus graves, il sera confronté à de véritables angoisses, des vertiges, voire même des hallucinations...

Le syndrome peut durer d’un jour à plusieurs semaines... Certaines personnes, quant à elles, ne s’adapteront jamais.

Les personnes les plus touchées par le syndrome du voyageur sont celles qui voyagent seules et qui sont particulièrement impressionnables.

Le syndrome de Stendhal

C’est en se rendant en Italie que Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle, est confronté au syndrome qui porterait plus tard son nom. Tant de beauté le submerge, au point de se poser cette question, au sortir de la basilique de Santa Croce, à Florence : peut-on mourir d’art ?

Depuis lors, une dizaine de cas sont observés chaque année. Augmentation du rythme cardiaque, vertiges, confusion... ces personnes souffrent d’une maladie (passagère) : celle de l’art !

Le syndrome de Jérusalem

Le religieux est au syndrome de Jérusalem ce que l’artistique est au syndrome de Stendhal.

Ici, c’est en effet lors du pèlerinage dans la ville sainte de Jérusalem que chaque année, plusieurs dizaines de pèlerins se prennent pour des personnages de la bible, revêtent une toge ou vont prêcher dans la ville...

Les syndromes de Paris et de Tokyo

Après quelque temps passé à Paris, certains Japonais se sentent particulièrement déstabilisés face aux mœurs françaises. Le fossé culturel qui sépare les deux cultures les dépasse. Un autre fossé les surprend : celui qui sépare la réalité de la vie parisienne du fantasme parisien véhiculé par l’inconscient collectif.

S’ensuivent : tristesse, dépression, voire même délire de persécution ou tentatives de suicide, dans les cas les plus graves.

Un syndrome inverse, celui de Tokyo, toucherait quant à lui les étrangers qui sont de visite au Japon. Ceux-ci sont surpris, voire désillusionnés face à la réalité du Japon ; ils sont perturbés par tant de différences culturelles (écriture, relations, communication...).

Le syndrome indien

Un élan mystique, des délires et des hallucinations : voilà ce que réserve l’Inde à certains de ses visiteurs. Pour peu que le voyageur soit un peu fragile et à la recherche d’une expérience spirituelle peu réaliste, il court le risque de vivre ce que l’on appelle le syndrome de l’Inde, ou syndrome indien.

La réalité du pays (misère, maladie, bruit, odeur, foule, chaleur...) provoque un mal-être d’une gravité qui variera d’un individu à l’autre...