Le cancer colorectal

En parler sur le forum Imprimer Envoyer à un ami

Les cancers du côlon et du rectum, généralement regroupés sous le terme de "cancer colorectal", sont les 3e cancers les plus fréquents chez l’homme, et les 2e chez la femme. Dépistés à temps, ils peuvent cependant être soignés.

Voici notre dossier sur le sujet.

Le cancer du côlon et du rectum

Le côlon et le rectum constituent le gros intestin, c’est-à-dire la dernière partie de l’appareil digestif, lequel transforme les aliments en énergie et élimine les déchets.

Les cancers du côlon et du rectum sont assez semblables, raison pour laquelle on les regroupe généralement sous le terme de "cancer colorectal".

A l’origine de cette maladie : l’apparition, sur le trajet du gros intestin, de polypes intestinaux, qui sont des lésions bénignes. Un problème survient lorsque ces polypes se cancérisent...

Chaque année, 7.700 nouveaux de cancer colorectal sont dépistés en Belgique. C’est d’ailleurs le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme (derrière le cancer du poumon et de la prostate) et le deuxième chez la femme (derrière le cancer du sein).

Cancer colorectal : facteurs de risques

Nous ne sommes pas tous égaux face aux risques de développer un cancer colorectal. Voici les facteurs qui interviennent dans la multiplication du risque :

- L’âge : 90% des patients atteints du cancer colorectal ont 50 ans ou plus.
- Le sexe : Les hommes sont légèrement plus touchés que les femmes.
- L’alimentation : Il est apparu que la consommation excessive de viande rouge et de charcuterie augmentait le risque de contracter un cancer colorectal. Parallèlement à cela, une alimentation pauvre en fruits et légumes serait elle aussi néfaste.
- Les antécédents médicaux : Certaines maladies génétiques favorisent l’apparition de cette maladie. Par ailleurs, les femmes ayant eu un cancer de l’ovaire, de l’utérus ou du sein ont un risque de cancer colorectal un peu plus élevé.
- Le tabagisme
- La consommation d’alcool
- La sédentarité
- L’obésité et l’embonpoint
- Les antécédents familiaux de cancer colorectal

Certains facteurs sont donc liés au mode de vie. Il est dès lors conseillé d’avoir une alimentation saine, riche en fruits et légumes et pauvre en viandes rouges. La pratique journalière d’une activité physique est elle aussi vivement recommandée. Enfin, l’alcool et la cigarettes sont à éviter.

Cancer colorectal : symptômes

Le cancer colorectal prend la plupart du temps (sauf maladies génétiques) plusieurs années à se former (généralement 5 ans). Cependant, un diagnostic posé à temps favorise grandement les chances de guérison.

Les symptômes varient fortement en fonction notamment de la personne et de l’étendue de la lésion. Voici les signes qui pourraient vous alarmer :

- Des troubles du transit intestinal
- Une fatigue et une faiblesse généralisée
- Du sang dans les selles
- Un inconfort ou des douleurs au bas ventre : crampes, gaz, douleurs
- Une perte de poids inexpliquée
- Des nausées et vomissements Il est bien entendu que ces signes ne sont pas nécessairement annonciateurs d’un cancer colorectal. Dans tous les cas, si vous avez le moindre doute, il est important de consulter votre médecin.

Cancer colorectal : dépistage

Lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, le pronostic est fortement amélioré. Le dépistage est donc grandement conseillé, celui-ci permettant d’augmenter les chances de guérison de 15 % à 33 % chez les personnes de 50 ans et plus.

Par contre, s’il n’est pas dépisté, et donc pas traité, le cancer peut se propager vers le foie, les glandes lymphatiques et autres organes.

Que se passe-t-il lors de l’examen ? Généralement, le dépistage se fait par un test de recherche de sang dans les selles. Les personnes présentant des symptômes ou ayant des antécédents (personnels ou familiaux) doivent quant à elles faire l’objet d’examens spécifiques.