La réflexologie plantaire

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La réflexologie plantaire part du principe que notre anatomie est reproduite de manière précise dans nos pieds, et qu’il faut donc traiter, par pressions répétées, les points de tensions de nos pieds pour traiter les dysfonctionnements de nos organes correspondant à ces zones.

Cette discipline de la médecine alternative est donc une bonne manière de faire un bilan du système endocrinien et des organes en général.

Reportage lors d’une séance avec la réflexologue Monica Burns, au centre de bien-être Thermae Boetfort de Melsbroek, en périphérie bruxelloise.

Une méthode douce et préventive

Lors de la première séance de réflexologie plantaire, c’est l’état de fonctionnement des différents organes et du système endocrinien qui est évalué. Une sorte de tour d’horizon avant d’entamer un traitement plus ciblé.

« On commence la séance avec un petit massage d’échauffement, c’est bon pour la circulation sanguine et lymphatique, puis on débloque les cinq méridiens se trouvant dans les pieds » , introduit Monica Burns, réflexologue.

Cette jeune femme à l’accent charmant s’est formée à la discipline il y a quelques années dans son pays d’origine, la Roumanie. Là-bas, la médecine alternative est en réel développement. « Lorsque les gens obtiennent des résultats avec la naturopathie, la demande s’accroît forcément, et le secteur aussi », explique-t-elle.

Les pieds à l’image du corps

Monica est une passionnée. Et elle sait, grâce à son expérience, quels sont les points qui hébergent des tensions chez la quasi-totalité des patients. « Les capsules surrénales, autrement dit les glandes du stress, sont très souvent traitées en réflexologie plantaire. La thyroïde est bien souvent une glande problématique également ».

Les personnes de plus de 50 ans constituent le public majoritaire de Monica. A la recherche de solutions santé préventives et pour éviter « le tout aux médicaments », la réflexologie est particulièrement adressée à cette tranche d’âge. Mais Monica Burns avoue que de plus en plus de jeunes viennent consulter pour des raisons de stress ou de dépression.

Petit tour de notre anatomie plantaire

En réflexologie, il y a plusieurs écoles. Certaines travaillent sur un pied à la fois, et d’autres partent du principe que cela renforce les effets du traitement de travailler sur les deux pieds de manière simultanée. Monica Burns appartient à cette dernière.

Petite visite de notre anatomie plantaire version réflexologie : la colonne vertébrale se trouve sur les arrêtes intérieures de nos pieds, notre tête se retrouve dans nos gros orteils, nos organes génitaux à l’intérieur de nos talons et nos dents à la base de nos ongles de pieds.

Cela peut paraître loufoque au premier abord et pourtant, Monica Burns assure avoir déjà eu des patients qui ressentaient directement les sensations non pas sous les pieds, mais au niveau des organes visés. Il suffit d’ailleurs de tester la discipline pour croire à son efficacité !

Des traitements qui nécessitent patience

Pour traiter la dépression ou la fatigue avancée, une dizaine de séances est nécessaire avant que les résultats ne soit visibles. « De nombreuses personnes se découragent de ne pas ressentir de résultats immédiats, mais celles qui attendent la fin du traitement ne le regrettent pas », résume Monica Burns.

Il faut prévoir entre 2 à 4 séances par semaine. Car s’il est nécessaire d’espacer les séances d’au moins 48h, il ne faut pas non plus trop attendre entre deux visites.

Prévenir et compléter

La réflexologie plantaire, comme toute discipline de médecine alternative faire particulièrement souvent office de prévention ou de complément à un traitement médical traditionnel.

« Pour le cœur par exemple, la réflexologie peut servir à diagnostiquer un dysfonctionnement, mais il faut ensuite aller se faire traiter chez un cardiologue. Pour la glande thyroïde, nous travaillons en général de concert avec les nutritionnistes qui peuvent prescrire des compléments alimentaires », explique Monica Burns.