Des soins de santé bientôt moins chers

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De nouvelles mesures visant à réduire les factures de soins viennent d’être approuvées par le Conseil des Ministres.

Plus de suppléments d’honoraires

Lorsque nous entrons à l’hôpital, un premier choix s’offre à nous : chambre commune (la moins chère), chambre individuelle (la plus chère), ou chambre à deux lits ?

Pendant de nombreuses années, certains hôpitaux facturaient un supplément de chambre pour ce dernier type de séjour ; la pratique a été interdite en 2010. Cependant, certains hôpitaux ont continué à faire gonfler la facture des patients en exigeant des suppléments d’honoraires, cette fois, lorsqu’ils séjournaient en chambre commune ou à deux lits.

Bonne nouvelle : cette pratique sera bientôt illégale. Les patients qui occuperont une chambre commune ou une chambre à deux lits ne paieront donc plus aucun supplément.

Maladies chroniques

Jusqu’ici les personnes qui étaient atteintes d’une maladie chronique ne bénéficiaient d’aucun statut particulier.

Ce sera bientôt chose faite, avec un nouveau statut accordé dès 2013 aux personnes :
- dont les dépenses totales sont de au moins 300 euros par trimestre, sur une période de 8 trimestres consécutifs ;
- qui bénéficient actuellement du "forfait malade chronique" ;
- qui souffrent d’une maladie rare ou orpheline.

Cette mesure permettra à plus de 700.000 nouveaux patients de bénéficier automatiquement de certains droits. Parmi ceux-ci, le système de tiers-payant.

Cela signifie que les patients souffrant d’une maladie chronique ne devront plus avancer l’intégralité des frais médicaux. Ils ne paieront en effet que le ticket modérateur (quote-part personnelle), tandis que le médecin se fera rembourser auprès de la mutuelle.

Médicament le moins cher

Rappelons également que depuis quelques mois, les pharmaciens sont obligés de vendre le médicament le moins cher de la gamme à leurs clients lorsque la prescription du médecin est faite sous DCI (c’est-à-dire qu’elle indique une molécule et non une marque).

Les prescriptions d’antimycosiques et d’antibiotiques, qui représentent 10% des prescriptions, sont quant à elles automatiquement considérées comme telles.