Divorce seniors : des chiffres en hausse

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Depuis une dizaine d’années, le taux de divorce chez les seniors grimpe en flèche en Belgique, on parle d’une augmentation d’environ 30% chez les 60 ans et plus.

Divorce chez les seniors : Pourquoi une telle augmentation ?

Les temps changent, les mœurs évoluent et le divorce n’est plus vu, de nos jours, comme une faute ou un échec. Les seniors s’autorisent enfin à vivre, à s’écouter, à envisager un renouveau dans leur vie.

Les causes de séparation les plus souvent avancées sont l’ennui, la lassitude... Certains couples qui n’avaient fait que se croiser entre le travail et les enfants se retrouvent maintenant à deux, et se rendent compte qu’ils n’ont plus rien à se dire, plus rien à partager. D’autres encore sont fatigués par des années de disputes incessantes.

Étonnamment, alors que beaucoup de femmes ne travaillent pas ou n’ont pas travaillé et ont la plupart du temps de moindres revenus, ce sont souvent elles, à l’instar de leur jeunes consoeurs, qui prennent l’initiative de la séparation. L’insécurité financière est alors grande, mais elles préfèrent prendre ce risque que de continuer à vivre dans une instabilité émotionnelle.

Divorce chez les seniors : comment expliquer ce phénomène ?

Il apparaît que souvent, pour les hommes, « vivre en couple » c’est tout simplement « vivre à deux » : si l’on vit ensemble, alors tout est gagné ! Les femmes, elles, y ajoutent l’aspect qualitatif et émotionnel. Il arrive donc un moment où l’habitude prend le pas sur le partage, l’émotion et devient, pour elles, de la lassitude. Ce qui devient peu à peu insupportable.

Un divorce n’est jamais facile. Et même si l’on peut dire que c’est un peu moins difficile pour celui qui a pris la décision, les deux peuvent éprouver de la culpabilité, de la tristesse, voire connaître une perte importante d’estime d’eux-mêmes. Contrairement à ce que l’on imagine souvent, un travail de deuil est à faire par les deux partenaires, et non uniquement par celui qui est quitté.

Lorsque l’on a des enfants, a fortiori s’ils sont jeunes et vivent encore à la maison, on rencontre une difficulté supplémentaire : celle de devoir séparer la vie conjugale de la vie parentale qui étaient jusqu’alors complémentaires. Il faudra envisager de se revoir, se parler, négocier, pour le bien des enfants, et cela ne facilite bien évidemment pas le processus de deuil.

Tout comme le divorce, le suivi thérapeutique entre lui aussi dans les mœurs. Souvent proposé par les femmes, il est, après le divorce, également bien plus souvent suivi par celles-ci, alors que parfois, sachant leur compagnon fragile, elles espéraient qu’il poursuive ces séances. Les hommes, eux, auraient tendance à se dire que ça ne sert à rien puisque ça n’a pas suffit à sauver leur couple.

Pourtant, être accompagné peut aider, non seulement à faire son deuil, mais également à faire le point, le bilan sur un grand pan de notre vécu, afin d’en tirer les leçons utiles quand le moment sera venu de refaire notre vie...

Voir l’article « Une nouvelle vie amoureuse à 50 ans ».

P.-S.

Le divorce : Dépasser la blessure, construire l’avenir , Rosite Boucaud, Jacques Poujol (Broché)

Le divorce pour les nuls, Martine Valot-Forest, Broché

http://www.belgium.be/fr/famille/co...

http://www.droit-divorce.be/