Brigitte, 52 ans, bénévole au Centre de Prévention du Suicide

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Brigitte a 55 ans et occupe un poste à temps partiel dans une banque à Bruxelles. Elle s’est séparée de son mari il y a trois ans et ses enfants, presque adultes, sont rarement à la maison. Cette nouvelle disponibilité l’a décidée à se lancer dans le bénévolat il y a deux ans.

Le bénévolat à la portée de tous

C’est en lisant une petite annonce que Brigitte a choisi le Centre de Prévention du Suicide. « J’ai 52 ans et ma vie évolue. Je n’ai qu’un emploi à quart-temps. J’ai donc du temps libre à donner, et j’adore rencontrer de nouvelles personnes. Et puis, j’ai besoin de me sentir utile. Je me suis dit qu’il n’y aurait jamais de subsides pour aider ces personnes en difficulté morale. »

Oublier ses propres soucis

Brigitte téléphone au Service de Prévention et se rend à une réunion d’informations. On lui demande son certificat de bonnes vies et mœurs, puis un psychologue du Centre la convoque pour discuter de ses motivations. « Ma principale motivation, c’était d’offrir du temps et de sortir de mes difficultés personnelles en aidant d’autres personnes. »

Se former à l’écoute

Acceptée dans l’équipe de Prévention du Suicide, elle suit une formation de quelques mois. « D’abord, on écoute les autres membres répondre au téléphone, pour voir comment se déroule une discussion. Et puis on se met en situation, par des simulations. » Au bout de la formation, elle repasse chez le psychologue. « Il me donne un retour sur mes simulations, avec des conseils supplémentaires. »

Faire des nouvelles rencontres

Brigitte peut enfin démarrer au sein du Centre. « C’est très intéressant. Lors de ma formation, j’ai rencontré des personnes très diversifiées que je ne côtoyais pas forcément dans la vie de tous les jours. Il y en a de tous les âges, de tous les milieux et de toutes les nationalités : des jeunes adultes qui commencent dans le milieu professionnel, des avocats, des grands-parents... »

« J’ai également fait la connaissance de jeunes prépensionnés entre 50 et 55 ans. Nous avons tissé des liens et ils sont devenus de bons amis. Nous nous voyons régulièrement en dehors du Centre pour partager d’autres activités. »

S’investir pour les autres

Le Centre est ouvert 24h/24. Au total, Brigitte preste 4 heures par semaine, soit 16 heures par mois. « Sur le mois, je fais 4 heures pendant la nuit. C’est la nuit qu’on a le plus d’appels. Le matin, il n’y en a pratiquement pas. »

Hormis ce temps d’écoute, Brigitte participe encore à des formations mises sur pied par les psychologues du Centre. « Sans arrêt, des gens viennent de l’extérieur pour nous expliquer certains cas psychiques plus complexes. C’est passionnant et j’apprends énormément. »

Se redécouvrir

Pour cette bénévole, c’est une manière de se sentir utile pour les autres. « Je donne de mon temps aux personnes en détresse. Je n’ai pas la prétention de leur apporter une solution mais elles se sentent très seules. Le simple fait d’être écoutées par quelqu’un d’extérieur et d’anonyme les soulage énormément. Et moi, ça me permet de sortir de moi-même et d’oublier les soucis du quotidien. Je me sens plus sereine et j’ai plus confiance en moi. »

P.-S.

Appel à volontaires : Si comme Brigitte vous souhaitez devenir bénévole pour le Centre de Prévention au Suicide, consultez le site www.preventionsuicide.be ou contactez le 02 640 51 56.