Animal, mon ami !

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Une étude de l’université de Shanghai démontre que les animaux de compagnie sont fortement bénéfiques aux seniors. Si l’aspect positif de la présence d’un compagnon à quatre pattes n’est plus à démontrer, il ne faut cependant pas oublier qu’il s’agit d’un animal, le risque étant parfois grand de le considérer comme un ami, presque un humain...

Besoin d’un compagnon

Nous le savions déjà : lorsque nous nous sentons un peu seuls, nos amies les bêtes nous tiennent compagnie, ce qui a pour conséquence de nous remonter le moral, nous changer les idées et nous permet de nous sentir déjà un peu moins seuls.

En outre, c’est maintenant scientifiquement prouvé : les animaux de compagnie nous permettent de vivre plus longtemps, de rester en meilleure forme et de profiter de la vie. En effet, lorsque nous sommes attentifs à lui, nous le sortons régulièrement, lui faisons prendre l’air. Cela nous aide à garder la forme et à rompre notre isolement en rencontrant d’autres personnes avec qui bavarder.

De plus, prendre soin de notre animal (le brosser, le caresser...) représente, sans que nous nous en rendions compte, un exercice physique apaisant, mais aussi bénéfique pour nos muscles et notre système cardio-vasculaire.

Les besoins d’un animal

La tentation est grande cependant de considérer notre « boule de poils » comme un doudou et de lui prêter des besoins semblables aux nôtres. En effet, pleins d’amour et de bonnes intentions, nous risquons d’oublier qu’il est un animal, avec ses besoins et comportements propres, et parfois très différents des nôtres.

Un chien, par exemple, a besoin d’un contact avec ses congénères. C’est ainsi qu’il apprendra comment se comporter avec eux, mais également avec vous et les autres humains. Sans ces repères, il pourrait adopter un comportement inadéquat, le plus souvent caractérisé par l’inhibition et/ou l’agressivité.

Infantilisé, le chien continuera pourtant à utiliser le langage chien pour exprimer son mal-être (souillures, détérioration, agressivité).

Les balades, en plus de leur permettre de côtoyer les leurs, les informent sur le monde qui les entoure. Ses séances de reniflement des crottes et pipi sont semblables à notre lecture du journal, nos conversations avec la voisine ou nos émissions de télévision. Pourriez-vous vivre entièrement coupé du monde extérieur ? Il y a fort à parier que non...

L’alimentation d’un animal

Il est également indispensable de bien vous renseigner sur ses besoins énergétiques. En effet, plus nous l’aimons, plus nous avons envie de lui donner de la bonne nourriture, parfois même en lui donnant la « nourriture plaisir » que nous n’autorisons pas à nous-mêmes.

Les médias nous poussent d’ailleurs à lui « donner le meilleur ». Cependant, ce « meilleur » n’est pas toujours celui que l’on croit : il n’a pas les mêmes besoins que nous, et les potées préparées avec amour ne lui apporteront pas ce dont il a besoin.

Les risques

Les attentes que nous avons parfois à l’égard de notre animal, qu’elles soient un hyper-attachement ou encore le remplacement d’une personne disparue, peuvent provoquer chez lui de l’anxiété, un mal-être, qui sont souvent la cause de problèmes comportementaux. En cause : le compagnon à poils n’est plus à sa place d’animal.

En conclusion, l’animal de compagnie peut nous apporter beaucoup, de même que nous pouvons lui apporter tout l’amour que nous voulons partager. Mais pour que ces bénéfices réciproques soient réels, il ne faut jamais oublier... qu’il est et reste un animal.

P.-S.

Adopter un animal ? http://www.animal-sans-toit.com