5 mythes alimentaires passés au crible !

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On ne le dira jamais assez, nous devons nous méfier du folklore et autres fables qui entourent les produits alimentaires. Nous faisons un tour rapide sur certains d’entre eux.

1. Les légumes frais sont meilleurs pour la santé

Faux. Il y a davantage de vitamines dans les légumes surgelés que dans ceux vendus au marché ou dans la section "frais" d’un supermarché. Le transport et le stockage de plusieurs jours au magasin ou à la maison leur font presque perdre toutes leurs vitamines. Dans les épinards, la teneur en vitamine C devient pratiquement nulle. Par contre, lorsqu’ils sont fraîchement congelés, ils en gardent environ 80 à 85%, même quelques mois plus tard. Une exception, toutefois, est que rien ne remplace les légumes cultivés dans votre jardin et consommés directement.

2. Quand on mange du soja, on n’a pas besoin de viande.

Vrai/faux. Le soja est un des aliments de base dans les pays d’Extrême-Orient. En Asie, on le retrouve sous forme de graines, de lait, de tofu (fromage de soja) ou de steak. Il renferme des vitamines B, des acides gras insaturés, du calcium et du sélénium. Le souci ? L’un de ses éléments constitutifs, une isoflavone, est en mesure de se lier aux récepteurs féminins de l’hormone oestrogénique. Cela peut provoquer certains cancers du sein. Des études récemment menées aux États-Unis démontrent toutefois que le soja n’a pas d’effet nocif sur le cancer du sein dans la réalité, mais les autorités sanitaires américaines prônent un apport quotidien modéré en tofu ou en lait de soja. Une intolérance au lait de soja peut se manifester chez certaines personnes. Si vous voulez supprimer la viande, il vaut donc mieux ne pas la substituer au soja seulement, mais varier les plaisirs en dégustant œufs, pommes de terre, poissons et légumes secs.

3. Le saumon sauvage est préférable au saumon d’élevage.

Vrai/faux. Le premier peut en effet contenir du mercure et des métaux lourds qui sont présents en mer et qui sont potentiellement toxiques pour l’homme. La seconde est plus riche en oméga-3. Il est à noter, cependant, que les poissons ne produisent pas eux-mêmes ces oméga-3. Ils les "fabriquent" en absorbant de petits organismes marins tels que le krill. Pour le saumon d’élevage, on lui donne de l’huile de poisson riche en oméga-3 quelques semaines avant son abattage. Le saumon d’élevage est alimenté avec des farines animales, qui se composent de déchets de poisson et de substances antiseptiques. Le mot "sauvage" est rassurant, tandis que le mot "élevage" est effrayant et le consommateur s’en méfie. Selon le nutritionniste Jean-Michel Cohen, auteur de Les nouvelles religions alimentaires (Document Flammarion), " dans les deux cas, le risque de contamination humaine sera extrêmement faible et aucun des deux produits n’est totalement sain ou à interdire ".

4. Nutriments pour prévenir la maladie d’Alzheimer

Faux : Certains soutiennent que la prise de suppléments de vitamine B et D joue un rôle de prévention dans le décroît cognitif. La vitamine B9 présente dans les produits alimentaires (plantes, foie, foie gras) a un effet protecteur contre les troubles cognitifs et la maladie d’Alzheimer. En contrepartie, les effets d’une même vitamine dans les compléments sont contradictoires, "en tout état de cause défavorables en cas de carence en vitamine B12 associée, d’où les réserves soulevées par ce complément". En ce qui concerne la vitamine D, il n’a pas été prouvé scientifiquement qu’elle puisse prévenir la dégradation intellectuelle. C’est le soleil qui vous offre la possibilité de vous recharger en vitamine D. L’autre source est notre alimentation. On le trouve principalement dans les poissons gras, les crustacés et l’huile de foie de morue. Méfiez-vous des surdoses ! La supplémentation en vitamine D n’est requise qu’en cas de carence.

5. Les vitamines contenues dans les comprimés protègent

Faux. Notre corps a besoin de vitamines, mais pas de celles qui sont sous comprimés. Leur action n’est pas la même que celle des "originaux" des aliments. Chaque jour, nous mangeons une quinzaine d’aliments différents et chacun d’eux contient au moins une centaine de substances (environ 1000 substances dans une pomme !). Ceux-ci vont se lier, se battre, agir sur le stress, la consommation d’alcool ou de tabac...... Nous ne savons toujours pas quelles sont les interactions entre eux. De plus, on ne sait pas comment se conduit le cocktail de vitamines que certaines personnes consomment tous les jours. Les études restent contradictoires. Certains soulignent le rôle des mélanges de vitamines dans le développement des cancers et des maladies cardiovasculaires (résultats à prendre avec une pince à épiler). Les vitamines doivent être recommandées de manière appropriée par le médecin et doivent être prises en cas de carence spécifique.