Catherine Deneuve fête ses 70 ans

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Son visage, le réalisateur André Téchiné dit qu’il "le filmerait comme ça, simplement, durant des heures"... Catherine Deneuve qui s’est imposée comme la grande star du cinéma français, fête mardi ses 70 ans.

En un demi-siècle de carrière l’actrice, révélée par "Les Parapluies de Cherbourg" de Jacques Demy en 1964 a joué avec les plus grands réalisateurs, de Roman Polanski à Luis Bunuel ou encore André Téchiné et Lars von Trier.

Elle est pourtant arrivée au 7e art presque par hasard. Née le 22 octobre 1943 dans une famille de comédiens, elle n’est d’abord que la soeur cadette de la sémillante Françoise Dorléac qui a, elle, le cinéma dans la peau, et qui mourra tragiquement dans un accident de voiture.

Adoptant le nom maternel, Deneuve, elle tourne pendant ses vacances de petits rôles et se teint en blonde.

Mais Catherine Deneuve alimente alors surtout la chronique des magazines people : elle est la "fiancée n°3" du cinéaste Roger Vadim -après Brigitte Bardot et Annette Stroyberg-, vit en couple sans être mariée puis élève en mère-célibataire leur fils Christian.

Hormis -brièvement- le photographe anglais David Bailey, elle n’épousera aucun de ses compagnons, dont le plus célèbre reste Marcello Mastroianni, père de sa fille Chiara.

Sa rencontre avec Jacques Demy, qui lui offre ses "Parapluies de Cherbourg", change le cours de sa carrière et la propulse, à 20 ans, au rang de star.

Catherine Deneuve, servie par sa beauté lisse et froide à la Garbo ou des héroïnes à la Hitchcock, enchaîne dès lors grosses productions et cinéma d’auteur. Refusant catégoriquement de faire du théâtre, elle tourne avec les plus grands (Truffaut, Bunuel, Polanski...) mais s’aventure aussi avec de jeunes réalisateurs français (Arnaud Desplechin, Emmanuelle Bercot dans un récent road-movie "Elle s’en va"...). Au final, 120 films sans jamais connaître de traversée du désert.

Dans la liste, "Répulsion de Roman Polanski, "Belle de jour" et "Tristana" de Luis Bunuel, "La sirène du Mississipi" et "Le dernier métro" de François Truffaut, "Ma saison préférée" ou "Les voleurs" d’André Téchiné, "Dancer in the Dark" de Lars von Trier, ou encore "Huit femmes" de François Ozon.